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Yann VELLY sur RCF – Invité du Matin - 16 avril 2013

Jeune en politique, 30 ans, directeur de cabinet à de Bertrand Courot à Ste Ménéhould, responsable des jeunes radicaux.

Les politiques sont décriés, mais vous êtes en politique de façon différente ?

La classe politique est en difficulté en ce moment mais cela n’empêche pas des jeunes comme moi, et nous sommes assez nombreux, de s’engager en politique, notamment pour améliorer le cadre de vie des habitants et des futures générations, et s'attacher à systématiquement mettre en valeur les potentiels et les richesses de notre territoire, la Champagne, la Marne… Il y a énormément de richesses sur ce territoire, qui méritent d'être mises en valeur

Vous avez commencé comment ? Vous avez toujours été intéressé par la politique ?

J'ai toujours été passionné par l'intérêt général, qui est au départ assez difficile à saisir. Il faut beaucoup y réfléchir il faut vraiment que cela soit un engagement profond. J'ai eu une chance inestimable, celle de travailler avec le professeur Jean-Claude Étienne, qui m’a fait découvrir la politique et le département de la Marne avec ses yeux. C'était ce que l'on pourrait appeler la « politique clinique » : l'organisation hospitalière démarre du patient, l'organisation scolaire démarre des élèves… L'organisation politique doit démarrer des habitants.

En ce moment, vous travailler avec Bertrand Courot, maire de Ste Ménéhould, en plein coeur de l'Argonne… C'est aussi une façon de vivre concrètement une politique de proximité ?

Je vous parlais tout à l'heure de la mise en valeur d'un territoire. C'est tout à fait ce qu'il se passe en Argonne en ce moment, avec l'action de Bertrand Courot et de son équipe, avec notamment l’allée des couleurs… Il s'agit tout simplement de mettre en valeur les potentiels d'un territoire. Il n'y a pas que le champagne et la cathédrale, même si c'est extraordinaire. On a plus, et on peut répartir les chances pour la Marne, équitablement, de territoire à territoire.

Vous êtes assez opposés au clivage « artificiel » entre la gauche et la droite…

Vous savez d'où vient le terme « clivage » ? Il vient du domaine du diamant : c'est la première étape pour transformer une pierre brute en diamant taillé. Ça consiste à faire une petite entaille dans la pierre brute et à la sectionner. Si l’entaille n’est pas bien faite, c'est-à-dire si la césure est trop fine, la pierre va mal se sectionner et va créer plein de petites fissures de part et d'autre… Autrement dit, plus la césure du clivage politique gauche droite et fine, plus on aura de fissures et moins on aura de blocs homogènes.

Cela veut dire qu'au-delà des traditionnels partis politiques, il y a sans doute à réfléchir pour rassembler des hommes et des femmes qui, sur un certain nombre de projets, sur un certain nombre de valeurs ?

Je suis tout à fait d'accord. Ce qu'il manque, c'est un esprit de communion, un vouloir vivre ensemble. Il faut partir de la base, il faut rassembler et voir systématiquement sur le terrain ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. On ne peut pas toujours dire « ça ne fonctionne pas », « ça va mal », « c'est la crise »… Il faut voir aussi ce qui va bien ! Si on veut créer un projet rassembleur, il faut voir ce qui fonctionne pour pouvoir le transposer ailleurs, et voir ce qui va mal pour trouver la solution avec les gens sur le terrain : les élus, les maires, les présidents d'associations et les habitants.

Dans le climat actuel où les politiques sont sur la sellette, il y a de nombreux élus qui font leur travail…

La plupart des élus font très bien leur travail, sont très impliqués, très engagée pour leur territoire. Vous parlez du climat un peu crispé… Ça me fait penser à la phrase du philosophe Alain : « Le pessimisme d’humeur, l'optimiste est de volonté ». Je fais parti des jeunes qui ont de la volonté.

Vous êtes quand même affichés avec l’UDI, vous avez un capitaine, Jean-Louis Borloo, vous avezs un certain nombre de repères… Vous êtes engagés à ses côtés parce que vous pensez qu'il a des idées nouvelles ?

Parce qu’il est tout à fait innovant et parce qu’il se fonde sur l'expérience pratique, pragmatique, celle de Valenciennes. Valenciennes était en difficulté et il a réussi à métamorphoser la ville et la diriger dans une voie positive. Si on doit reconstruire une alternance, il faut que cela soit une alternance constructive et pas dire systématiquement « ce que font les autres c'est nul… ». Il faut proposer, concrètement, quelque chose d'applicable sur le terrain. Ce n'est pas à Paris qu'on trouve les solutions. Ce sont les territoires de la France qui font la France.

Autrefois, on connaissait Ste Ménéhould pour le pied de cochon et autres recettes culinaires… Depuis, ça s'est beaucoup développé, c'est très actif…

C'est effectivement un mélange de l'urbain, du « rurbain » et du rural. Un fort potentiel, une très belle forêt, et un gros travail en ce moment pour bâtir de nouveaux équipements modernes : centre aquatique et ludique, base kayak, centre d'interprétation de Valmy… Tout cela relié par une allée des couleurs que l'on pourra bientôt découvrir.

Fait nous une promesse : revenir avec les jeunes radicaux et les projets que vous allez conduire

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