Le chômage est au cœur des préoccupations, tandis que les médias multiplient chiffres records et les récits de drames humains. Face à ces deux facettes d’une réalité qui plombe notre économie et menace notre cohésion sociale, la réponse politique du Gouvernement relève essentiellement de l’illusionnisme.
Illusion des objectifs, tout d’abord, lorsque le Gouvernement annonce une baisse du chômage en 2013 (alors que l’OFCE). Pourtant, les analyses de nombreux organismes économiques permettent d’informer les Français et leurs partenaires étrangers du caractère irréaliste de cette annonce : le FMI prévoit une récession en France en 2013, tandis que l’OFCE rappelle qu’il faut 1% de croissance pour créer de l’emploi … Engager le Gouvernement sur des promesses intenables sape la confiance des acteurs économiques, alors qu’ils ont plus que jamais besoin de stabilité et de visibilité pour investir.
Un cap économique clair, durable et réaliste pour restaurer la confiance et favoriser la reprise des investissements privés, c’est ce que réclament l’UDI et tous les entrepreneurs.
Illusion du diagnostic, ensuite, lorsque le président de la république mais tant de mois à placer l'emploi en tant que priorité nationale (exigé par les centristes depuis longtemps), puis si peu de moyens pour joindre les actes à la parole (abandon des politiques d’investissement…). Pourtant, la situation est devenue catastrophique. Pire, au lieu d'utiliser la politique fiscale pour libérer le travail, il en fait une utilisation idéologique et la change en arme de destruction massive d’emploi. En augmentant la TVA dans des secteurs dynamiques tels que l’aide à la personne, ou non délocalisables tels que le bâtiment, il porte un coup fatal à l’emploi en France.
Face à la destruction de milliers d’emplois, l’UDI se bat pour la réduction de la TVA pour ces secteurs piliers de la création d’emploi.
Illusion des moyens, enfin, apparue de façon flagrante à travers le drame des hauts fourneaux de Florange. Le Gouvernement désignait alors un unique responsable, l’employeur, et consacrait toute son énergie à l’obliger à conserver les emplois (avec le succès que l’on connait). Le comportement de Mittal ne peut être que condamné. Mais le véritable drame se situe plutôt au niveau de l’Etat, qui laisse penser aux ouvriers qu’il a le pouvoir d’interdire les licenciements (pouvoir qu’il réserve à quelques situations médiatisées parmi tant d’autres). Mais les licenciements font autant partie de la vie économique que les embauches, n’en déplaise à M. Mélenchon et ses nouveaux militants. Ces licenciements ne deviennent de véritables drames que lorsque, faute d’une politique de formation ambitieuse et ciblée sur ceux qui en ont besoin (la Cour des Comptes soulignait dans un récent rapport que les plus qualifiés concentrent l’essentiel des dépenses de formation), ces ouvriers se retrouvent, après 30 ans de travail, sans qualification pour trouver un autre emploi.
Pour l’UDI, la force d’une chaîne se mesure à celle de son maillon le plus fragile. Nous devons donc donner les moyens aux actifs non qualifiés d’accéder aux formations qui leur permettront de ne plus subir mais de s’adapter aux évolutions économiques.
Alban Saliot
Secrétaire des Jeunes UDI de la Marne
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