DEPARDIEU a relancé le débat sur le poids des dépenses publiques dans notre pays et son corollaire, le poids des impôts. Avec 46% du PIB, le poids des prélèvements obligatoires en France bat en effet tous les records.
Or le gouvernement, plus prompt à augmenter les impôts qu'à réformer l'Etat, semble oublier que, dans un environnement concurrentiel comme le nôtre, le poids excessif des impôts présente de nombreux inconvénients.
Il pénalise d'abord ceux qui réussissent et qui peuvent légitimement penser qu'ils seront mieux considérés et mieux traités dans un autre pays. Or ces créateurs de richesse sont également des investisseurs et des créateurs d'emplois de demain…
Il affecte ensuite l'image de notre pays auprès des investisseurs internationaux avec les conséquences que l'on imaginé aisément.
Ce fardeau fiscal et social pèse également sur les entreprises contraintes de rivaliser sur les marchés extérieurs avec des concurrents qui ne supportent pas le même poids de charges. La dégradation régulière de notre commerce extérieur depuis 10 ans traduit en partie l'écart de charges qui n'a cessé de se creuser entre notre pays et ses principaux concurrents.
Enfin, parce que le niveau des prélèvements atteint des sommets jusque là inconnus, le poids de la fiscalité pèse sur la consommation et le moral des ménages imposables et contribue au ralentissement de l'activité économique.
Face à la situation actuelle, nos gouvernants avaient pourtant une autre solution : celle d'entreprendre les réformes de structures qui auraient allégé le poids de la dépense publique. Car ne nous y trompons pas ! Notre organisation administrative, notre système ultra-centralisé ou bien encore le train de vie du pouvoir recèlent un potentiel d'économies considérables que nos concitoyens n'imaginent pas. Mais par conservatisme et par manque de courage nos décideurs tardent à exploiter ce gisement d'économies qui permettrait d'accélérer le redressement de nos comptes publics.
Par honnêteté intellectuelle, je ne me contenterai pas de charger l'actuel pouvoir. Je pense également – et la démonstration est aisée – que les gouvernants précédents n'ont pas toujours été à la hauteur de leurs responsabilités.
Il faut dire que lutter contre les déficits n'a jamais rendu populaire et qu'à l'approche des élections, la lutte contre les déficits peut devenir gênante…
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