La décision du Conseil d’Etat d’annuler la limitation de la hausse des tarifs réglementés du gaz à hauteur de 2 % au quatrième trimestre était inévitable.
Trimestre après trimestre, c’est toujours la même histoire qui se reproduit, au détriment des consommateurs : comme la loi l’y autorise, GDF Suez demande de répercuter la hausse de ses coûts d’approvisionnement sur les consommateurs. Or, la hausse de ces coûts est principalement liée à l’indexation du prix du gaz sur celui du pétrole.
Réaction de Jean-Louis BORLOO sur la décision du Conseil d’Etat relative au tarif réglementé du gaz
Comme je l’ai proposé dans ma proposition de loi examinée à l’Assemblée nationale jeudi 22 novembre dernier et rejetée par le Gouvernement et sa majorité, il est aujourd’hui indispensable d’obliger les fournisseurs à renégocier leurs contrats longs terme pour que ceux-ci soient totalement déconnectés du prix des produits pétroliers. Le cours de ces derniers ne cesse d’augmenter tandis que le prix du gaz est historiquement bas sur les marchés. Le consommateur est l’éternelle victime d’un système datant de la moitié du XXème siècle, en décalage total avec la réalité économique !
Le 10 décembre, le Gouvernement doit sortir de l’absurdité de la situation actuelle et mettre un terme aux contentieux incessants qui caractérisent les relations de GDF SUEZ avec l’Etat, son actionnaire principal : Pour cela, il doit annoncer la fin de l’indexation du prix du gaz sur celui du pétrole, comme le groupe UDI le propose depuis plusieurs mois et ce, pour faire enfin baisser la facture de gaz des Français, largement fragilisés par la situation économique actuelle.
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